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LES POLITIQUES DE LUTTE CONTRE LA POLLUTION DE L’AIR

Enquête demandée par la Commission des finances du Sénat – juillet 2020. Extrait Page 45

« Une étude de l’Agence européenne de l’environnement conclut ainsi que l’impact global de l’augmentation de la part des énergies renouvelables (ENR) sur la pollution de l’air est favorable pour les oxydes d’azote et de soufre mais nettement défavorable pour les composés organiques volatiles et les PM2,5. Cette contribution défavorable s’explique par le fait que la combustion de biomasse émet plus que la moyenne du mix de sources fossiles. A l’exception du Portugal qui a fortement diminué le recours à la biomasse depuis 2005 et qui a vu baisser les émissions de composés organiques volatils de 7,1 % et celles des particules PM2,5 de près de 17 %, le développement des ENR a provoqué une hausse des émissions de ces polluants dans tous les pays entre 2005 et 2015, d’autant plus forte que la part de l’énergie issue de la biomasse est élevée.

Le rapport précité montre que l’impact varie en fonction de la composition du mix énergétique auquel se substituent les énergies renouvelables ainsi que de la part des différentes sources renouvelables : hausse de 39 % des PM2,5 et de 29 % des COV en Bulgarie, de 43 % des PM2,5 et de 14 % des COV en Belgique, de 48,1 % des PM2,5 et de 8,9 % des COV au Danemark, de 32 % des PM2,5 et de 14 % des COV en Finlande, de 26 % des PM2,5 et de 6 % de celles de COV en Suède, 20 % des PM2,5 et 7 % des COV en Italie, de 11 % des PM2,5 et de 2 % des COV au Royaume-Uni. Pour la France, le développement des énergies renouvelables aurait eu pour conséquence une baisse de 1 % des émissions d’oxydes d’azote et de 3 % de celles de soufre entre 2005 et 2015 et une hausse de 1 % des émissions de COV et de 2 % de celles de PM2,5 ».

2 Comments

  1. Cabis

    N’oubliez pas la suite de ce rapport qui est aussi important:
    En France, le dispositif de gouvernance s’efforce de limiter ces effets antagonistes. Ainsi,
    les politiques de l’air et du climat sont traitées au sein d’une même direction du MTES, la
    direction générale de l’énergie et du climat (DGEC). Cette gestion conjointe au sein d’une
    même direction facilite la recherche de cohérence entre objectifs. Ainsi, s’agissant du chauffage
    au bois, la DGEC élabore à la fois la programmation pluriannuelle de l’énergie, qui promeut le
    développement du chauffage au bois, et les dispositifs visant à en limiter les effets néfastes sur
    la pollution atmosphérique (cf. infra chapitre III point II). Cette organisation administrative
    permet également une approche globale des émissions des véhicules, indispensable pour
    développer des outils d’incitation au renouvellement du parc automobile et prenant en compte
    de façon équilibrée les émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques.
    Une approche conjointe des politiques air et climat est également mise en œuvre au niveau
    local. Depuis la loi sur la transition énergétique et la croissance verte, la problématique de la
    pollution de l’air est en effet intégrée au sein des schémas régionaux climat air énergie
    (SRCAE) et des plans climat air énergie territoriaux (PCAET).

    1. CIQ

      Beaucoup de théories qui sont loin d’être évidentes sur le terrain!!!
      Je vous invite à venir constater sur le plan local
      Je me demande bien comment va-t-on pouvoir répondre à la directive UE 2016/2284

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